Les conduites addictives au travail Pour la première fois, les conduites addictives au travail sont mentionnées dans le plan santé au travail 2016-2020. Dorénavant, ce plan propose des plans d’actions afin de prévenir les risques des conduites addictives, et ce, bien au-delà de l’approche individuelle qui existait auparavant.

Désormais, ces préconisations en la matière s’inscrivent dans le large champ de l’amélioration des conditions de travail.

Le plan santé au travail 2016-2020

Le plan santé au travail 2016-2020 met en place des actions à mettre en œuvre afin de connaître ces pratiques addictives mais également, les conséquences qu’elles peuvent avoir au travail.

Ce plan recommande un réel dialogue entre les acteurs de l’entreprise et les partenaires médicaux et sociaux afin de mettre en place de bonnes pratiques dans le domaine de la prévention collective incluant des mesures du point de vue de l’organisation du travail.

Ce plan insiste également sur la nécessité d’une formation des acteurs de la prévention tels que les personnels de services de santé du travail pour permettre un meilleur accompagnement des salariés concernés par ces addictions.

Quel que soit le secteur d’activité ou le milieu professionnel, beaucoup de salariés sont concernés par ces addictions, telles que la consommation d’alcool, de drogues ou de médicaments psychotropes hors prescription médicale. La consommation occasionnelle ou répétée peut entraîner des risques pour le salarié lui-même, mais aussi pour tous les autres salariés de l’entreprise.

L’établissement d’un plan de prévention et également l’inscription des risques de ces conduites addictives doivent être stipulés dans le document unique.

Réduire le risque lié aux conduites addictives doit se faire par le biais d’une démarche collective avec une prise en charge des situations individuelles. Cette démarche doit être faite en concertation pour un accompagnement et un soutien de tout salarié quel qu’il soit.

Les actions de prévention

La prévention peut se faire par le biais de nombreux outils, outre le document unique le règlement intérieur de l’entreprise peut inscrire des mesures :

  • d’interdiction totale ou partielle de l’alcool sur le lieu de travail ;

  • d’encadrement des pots d’entreprise ;

  • la liste des postes de sûreté et de sécurité nécessitant un dépistage de consommation d’alcool ou de drogues ;

  • prévoir une vidéosurveillance, après consultation des représentants du personnel, information des salariés, et déclaration à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) ;

  • prévoir la fouille de vestiaires dans des conditions strictes, dans le seul but d’accentuer la sécurité.